Usage responsable du numérique

Objets connectés : pratiques, mais pas sans risques !

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Suivre ses performances sportives ou son sommeil sur son téléphone, contrôler sa glycémie sur sa montre ou même déclencher à distance l’éclairage et le chauffage de son domicile… Les objets connectés peuvent nous être utiles dans de nombreux domaines. Mais attention, tout comme n’importe quel objet connecté à Internet, il est primordial de bien sécuriser les informations qui transitent sur ces appareils !

Un objet connecté est un dispositif ayant la capacité de se connecter à un réseau de communication (Internet des Objets (IDO) via Wi-Fi, Bluetooth, réseau internet mobile comme la 5G...) et peut selon les cas, recevoir, stocker, traiter et transmettre des données, recevoir et donner des instructions pour fonctionner. Ces objets peuvent être autonomes ou fonctionner grâce à un smartphone ou à une tablette permettant de les contrôler.

En 2018, en France, le marché des objets connectés représentait 1,1 milliard d'euros, dont 55% pour la maison, 31% pour les objets personnels (montres connectées, par exemple), 12% pour les drones et gagdets et 2% pour les applications liées à la santé (Source : www.economie.gouv.fr).

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais vous avez certainement un ou plusieurs objets connectés qui vous accompagnent au quotidien. Quels sont les principaux domaines d'application de ces appareils et de quels objets parle-t-on ?

  • La santé : avec un bracelet, une montre, une balance ou un tensiomètre connecté, il est possible de réaliser des mesures à domicile et de suivre certaines données de santé, seul ou en collaboration avec un médecin.
  • Le sport : il est simple de comptabiliser les kilomètres courus ou marchés et de synchroniser ces résultats sur un smartphone ou une tablette. Il existe aussi des capteurs pour le golf ou pour le tennis, destinés à mesurer, analyser, et améliorer ses performances.
  • Les loisirs et la vie quotidienne : avec les montres connectées, il est possible de recevoir ses courriels et SMS, accéder à sa musique ou photos et vidéos, calculer un itinéraire, etc. N'oublions pas les téléviseurs connectés ainsi que les assistants vocaux qui donnent accès à des contenus multimédias, des applications de loisir, des renseignements sur les programmes regardés, etc.
  • La domotique et la sécurité : citons, par exemple, les caméras de sécurité, qui permettent de contrôler le domicile à distance et alertent en cas d'intrusion, ou encore les babyphones, grâce auxquels il est possible de garder un œil sur les jeunes enfants.
  • Les économies d'énergie : les objets connectés permettent aussi de connaître, régler et optimiser sa consommation énergétique. Par exemple, un thermostat connecté permet de régler à distance la température ambiante, d'optimiser le chauffage en fonction du moment de la journée et du temps de présence, etc.

Quels sont les risques à utiliser des objets connectés ?

Dites-vous que tout ce qui est connecté peut-être piraté ! Sans un paramétrage minutieux et un usage responsable, les risques liés aux objets connectés sont nombreux : utilisation commerciale des données personnelles, piratage, atteinte à la vie privée, etc. Car l’une des conséquences de ce mode de vie connecté est que nous laissons de plus en plus de traces numériques. Dès lors que se connecter à Internet devient une fonction intégrante d’objets du quotidien, nous sommes exposés aux risques des « cybers » attaques.

Comment vous protéger ?

Avant l’achat d’un objet connecté, informez-vous sur ses caractéristiques, son fonctionnement, ses interactions avec les autres appareils électroniques et les dispositifs de protection des données mis en place.

Ensuite, effectuez des mises à jour régulières des logiciels, changez les mots de passe par défaut et choisissez-en un sécurisé et compliqué à déchiffrer, et limitez l'accès des objets connectés à d'autres appareils électroniques. L’idée est de limiter les vulnérabilités connues qui pourraient être exploitées par des personnes ou des organisations malveillantes.

Sachez enfin que la principale faille qu'exploitent les pirates est encore trop souvent l'absence de vigilance des utilisateurs. Beaucoup n'ont pas conscience des risques et n'utilisent pas de mots de passe pour protéger l'accès à distance de leurs équipements, ou se contentent de laisser les identifiants par défaut fournis par les fabricants. Vous êtes acteurs de votre sécurité !

Les clés d’un mot de passe sécurisé

Il est très important de choisir correctement ses mots de passe : éviter la redondance et utiliser des mots de passe robustes (mélangeant des majuscules et des minuscules, des chiffres et des caractères spéciaux (%, #, $, *).

Pour plus de conseils consultez notre article sur mgefi.fr

Loi sur la cyberrésilience : l’Union européenne s’arme contre la cybercriminalité

Alors que les systèmes numériques sont littéralement au cœur des sociétés modernes, leurs potentielles faiblesses face aux attaques informatiques deviennent des sources de risques majeurs et le besoin de sécurité est toujours plus élevé. C’est pourquoi le Parlement européen s’est emparé du sujet et a adopté une loi sur la cyberrésilience le 12 mars dernier, avec l’ambition de changer la donne en termes de sécurité des systèmes numériques en Europe.

Cette loi renforcera la cybersécurité des produits connectés (montres, smartphones, domotique, mais également les logiciels de gestion d’identité ou les gestionnaires de mots de passe), en s’attaquant aux vulnérabilités matérielles et logicielles, faisant de l’UE un continent plus sûr et plus résilient. Les fabricants devront se soumettre aux nouvelles exigences de sécurité dès la mise en production des produits. Concrètement, cela imposera d’avoir des configurations sécurisées avec mises à jour gratuites, mais aussi une totale transparence envers le consommateur sur les vulnérabilités.