Vous êtes ...

Modifiez votre profil pour profiter d’un contenu adapté à votre besoin

Maladies chroniques

Le sida, continuons à en parler

Sida en parler

Les Ministères économiques et financiers, la Mgéfi et COMIN-G (association des personnels LGBT+ de nos ministères et leur ami-e-s) s’associent chaque année pour une campagne de prévention à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA le 1er décembre.

Chaque année, plus de 6 000 personnes en France se découvrent leur séropositivité, un chiffre qui ne reflue pas depuis dix ans (chiffres Santé Publique France 2016). Toutefois, plusieurs études récentes ont établi un fait d'une importance majeure: une personne séropositive sous traitement ne peut plus transmettre le virus! Le dépistage devient donc un élément fondamental de la lutte contre la maladie puisqu’il doit mener au traitement si le résultat est positif.


Se dépister pour protéger les autres

En France, on estime qu’environ 25 000 personnes en France sont porteuses du VIH/SIDA sans le savoir, et 43% des séropositivités découvertes en 2016 le furent lors d'un premier test. Se dépister régulièrement, c'est devenir acteur de la lutte contre l'épidémie, et protéger ses partenaires. Objectif : zéro nouvelle contamination !

Il existe de multiples lieux et techniques pour se faire dépister :

  • Les Centres de dépistage anonymes et gratuits : plusieurs centres par départements partout en France, ils vous reçoivent sans rendez-vous pour une prise de sang et un médecin vous reçoit quelques jours plus tard pour vous donner les résultats. Vous ne déclinez pas votre identité, personne ne vous juge, tout le monde vient pour la même chose !

  • Les tests rapides à orientation diagnostique (Trod) : pratiqués facilement par des personnes formées à la technique, les tests rapides sont réalisés à l’issue d’un court questionnaire. Les résultats sont connus en moins de 20 minutes. En cas de résultat positif, un test sanguin complet et un accompagnement sont mis en place pour éviter l'isolement.

  • Les autotests : vous pouvez les acheter directement en pharmacie, pour moins de 30 euros. Vous réalisez vous-même le test où vous le souhaitez et obtenez le résultat en 15 minutes. Il est fiable pour un risque qui date de plus de trois mois. Il est préférable de réfléchir aux personnes vers qui on peut se tourner en cas de résultat positif, notamment le numéro de Sida Info Service (0800 840 800). Il faut confirmer ce résultat par un test sanguin complet.

  • Sur prescription médicale : votre médecin traitant peut vous prescrire un test sanguin complet, il recevra les résultats et vous pourrez discuter avec lui/elle de la meilleure façon de se protéger compte tenu de vos habitudes sexuelles ou il vous dirigera vers un spécialiste si le test est positif.


Se protéger soi-même

Le préservatif, toujours d'actualité

L'utilisation du préservatif est bien antérieure à l'épidémie de VIH/Sida, et son efficacité en termes de protection n'est plus à démontrer : un préservatif à la norme NF, éventuellement accompagné d'un lubrifiant à base d'eau en cas de pénétration anale ou de sécheresse vaginale, protège à 100% du VIH, et réduit largement le risque de transmission d'autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

Que faire en cas de déchirement du préservatif, ou de rapport non protégé ?

En cas de risque, il est important de réagir rapidement. Un traitement d'urgence, le TPE (Traitement Post Exposition) permet de réduire fortement le risque de transmission du VIH, s'il est débuté moins de 48h après la prise de risque. En appelant Sida Info Service au 0800 840 800, vous pourrez obtenir les coordonnées des services d'urgence les plus proches permettant d'en bénéficier.

Et qu'est-ce la PrEP ?

La PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition) est l’administration d’un médicament permettant d'éviter la transmission du VIH (et seulement du VIH) lors d'un rapport non protégé par un préservatif. Le traitement peut être pris de façon quotidienne, ou ponctuellement avant et après un rapport à risque. Il est délivré lors de consultations spécialisées, et s'accompagne toujours d'un suivi médical important afin de surveiller ses éventuels effets secondaires et de dépister les autres IST.

Vivre avec le VIH

Grâce à l'amélioration des trithérapies, les personnes séropositives sous traitement ne développent pas de sida et bénéficient d'une espérance de vie similaire à celle des personnes séronégatives. De plus, ne pouvant pas transmettre le virus, elles peuvent vivre une sexualité épanouie sans vivre dans l'angoisse de contaminer une personne de leur entourage, et fonder une famille si elles le souhaitent.

Pourtant, ces personnes sont encore victimes de discriminations au quotidien, dans de nombreux domaines comme la santé, les crédits bancaires, les assurances ou sur leur lieu de travail. Elles vivent souvent dans la crainte que leur maladie soit découverte, et des rejets qu'elles subiraient éventuellement.

On estime qu'environ 150 000 personnes vivent en France avec le VIH, dont probablement plusieurs agents des ministères économiques et financiers. Il est donc important de le rappeler: aucune distance, aucune précaution particulière n'est à prendre vis-à-vis d'une personne séropositive sous traitement.

Les articles sur le
même thème

Maladies chroniques
Mars Bleu : mobil
Maladies chroniques
Bien dans sa tête
Maladies chroniques
Sida : En quête d