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La contraception comment ça marche ?

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La contraception est un vaste sujet. Il s’agit de l'ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l'homme. En somme, pour ne pas faire d’enfant. Il existe de nombreux moyens contraceptifs hormonaux ou mécaniques, féminins comme masculins, et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Petit éclairage...


La contraception hormonale féminine

Il s’agit de la plus répandue. Elle peut se présenter sous différentes formes : la pilule contraceptive, le stérilet hormonal, l’implant contraceptif, le patch contraceptif, l’anneau vaginal ou encore l’injection contraceptive. Ces contraceptifs fonctionnent selon le même principe : les hormones bloquent le cycle menstruel afin d’empêcher l’ovulation, de rendre la paroi de l’utérus peu accueillante et/ou d’épaissir la glaire cervicale, ce qui complique le passage des spermatozoïdes.
Une première demande contraceptive doit nécessiter une consultation dédiée avec un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Les centres de planification ou d'éducation familiale (CPEF) assurent aussi des consultations de contraception. Cette consultation vise à écouter les besoins de la femme, établir un bilan de santé, présenter les différents modes de contraception, conseiller et prescrire la méthode choisie en fonction de ses préférences, de son état de santé... La méthode contraceptive doit être adaptée à chaque femme et choisie par et avec elle.

Pour la prescription d’une contraception hormonale oestroprogestative (pilule, patch, anneau) un bilan biologique sera prescrit (dosage du cholestérol total, des triglycérides et une glycémie à jeun notamment).

A noter, les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), comme le VIH, l’hépatite B ou l’herpès génital, par exemple.


La contraception mécanique

Elle empêche la rencontre entre les spermatozoïdes et les ovules. Les femmes peuvent utiliser le stérilet au cuivre, le diaphragme ou le préservatif féminin. Les hommes utilisent le préservatif masculin. Notons que le préservatif, masculin ou féminin, en plus de prévenir une grossesse non désirée, protège également des infections sexuellement transmissibles (IST).


La contraception d’urgence

La contraception d’urgence, également appelée "pilule du lendemain", permet de bloquer l’ovulation ou la retarder. Pour être efficace, elle doit être utilisée le plus tôt après le rapport sexuel non protégé, et trois à cinq jours après au plus tard.

L’utilisation de la contraception d’urgence hormonale doit rester exceptionnelle. Elle ne peut remplacer une méthode de contraception régulière associée à un suivi médical.

Elle est disponible en pharmacie sans prescription médicale et, dans ce cas, elle ne sera pas remboursée, contrairement à la délivrance de cette contraception sous prescription. Pour les jeunes filles mineures, quel que soit leur âge, Il est possible de l’obtenir gratuitement et de manière anonyme auprès d’une infirmière scolaire ou dans une pharmacie.


Prise en charge de la contraception

Certaines pilules contraceptives, les implants contraceptifs, les dispositifs intra-utérins (DIU) ou stérilets et les diaphragmes sont remboursés à 65% par l’Assurance Maladie, sur prescription médicale. Ils sont délivrés en pharmacie de manière confidentielle et sans avance de frais pour les mineures. Les pilules de 3e génération ne sont plus remboursées depuis 2013, en raison d'un risque accru de phlébite et d'embolie pulmonaire.

Par ailleurs, deux marques de préservatifs « Eden » et « Sortez couverts ! » sont pris en charge à hauteur de 60 % sur prescription d’un médecin ou d’une sage-femme.



Pour connaître la prise en charge prévue par les contrats Mgéfi, consultez nos règlements mutualistes :

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